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Ma vie en tant que conseillère clientèle

Le 2 mai 2015, 21:40 dans Humeurs 0

J’ai travaillé six mois en tant que conseillère clientèle en téléphonie mobile, un des quatres plus grands en France, dont je ne citerai pas le nom J de toute manière peut importe, je suis pesuadée que c’est partout pareil.

Malgré être quadrilingue et avoir un bac + 3, j ene trouvais pas de travail à Paris, et j’ai eu cette opportunité de partir à l’étranger travailler, pour être conseillère clientèle pour de la téléphonie mobile de France (évidemment la main d’oeuvre coute moins cher à l’étranger…).

J’étais pleine d’appréhensions. “Tu vas quand même te faire insulter toute la journée “ , “ Toi ? mais attend toi qui t’enerves au quart de tour c’est pas pour toi ! “ me disaient mes proches. Et puis je me suis quand meme lancée. Après une formation d’un peu moins d’un mois, me voila dans l’open space. Certaines personnes y travaillant deja me disais “ fuis”.  J'ai eu un peu peur, mais je me suis dis que je me ferai ma propre opinion par moi-même et j’ai foncée.

Je dirais que ce n’est pas un métier de conseiller de clientèle que j’ai fais, j’ai plutot étais assistante, psychologue, conseillère matrimoniale et tant d’autres.

Le coté negatif :

Les premiers jours étaient durs, très durs même. Dès qu'un client me posait une question à laquelle je ne savais pas répondre je paniquais, je n'osais pas le mettre en attente ni lui montrer que j'hesitais. Certains de mes collègues finissaient en pleurs pendant ou après un appel. Je n’ai jamais pleuré la-bas mais très souvent chez moi au début, me demandant comment j’allais affronter la prochaine journée.

J’avais en moyenne 80 appels par jour, certains jours 100,  autant dire que je rentrais lessivée psychologiquement chez moi.

La plupart des clients sont horrible, et nous traitent plus bas que terre (je ferais d’ailleurs un billet plus tard sur les differents types de clients). C’est la vérité malheureusement. Je dirai que 80% des appels étaient des réclamations, et parfois on ne pouvait rien y faire, et c’était cela le plus frustrant. Puis il y avait les clients mécontent qui nous disent “je sais que ce n’est pas de votre faute mademoiselle, je suis desolé de m’en prendre à vous”, et ceux-là on les comprend, mais la plupart nous tenait personellement responsables de leurs problèmes, et nous crient dessus, voir nous insultent.

 

Le côté positif :

J’ai beaucoup beaucoup beaucoup appris. Moi qui ai un caractere de m**** et qui avait toujours le dernier moi et bien j’ai appris à prendre sur moi, et parfois à me taire. Car on apprend vite que si à chaque fois que quelqu’un nous parle mal ou nous insulte et si on le prend personnellement on ne fera pas long feu. C’est vrai que la première fois que l'on m’a insulté (au bout de 3 jours), j’ai eu du mal à encaisser, mais on apprend à ne pas en tenir compte ! Après tout la personne de l’autre coté ne me connait pas. Il y a des personnes qui n’arrivent pas à se détacher, et cela se voit tout de suite, ce sont en général les premiers à partir, ce métier n’est pas fait pour tout le monde.  

Je me suis rendu compte que j'étais vraiment quelqu'un de dynamique, direct et qui dit les choses très cash au client, c'est comme ça et pas autrement, d'ailleurs souvent les clients me faisait remarquer que "avec moi au moins c'était clair, que j'avais très bien expliqué". 

J’ai quand même eu au téléphone des clients très gentils, qui nous remerciaient, certains m’ont meme dragué, avec d’autres j’ai même eu des fous rires. Et c’est grêce aussi à cela que je tenais le coup, même si ces appels là étaient plus rares malheureusement.

J’ai eu des collègue extraordinaires. Certains sont devenus mes amis. Malgré tout il y avait une super ambiance, et on rigolait bien parfois entre deux appels. Et c’est vraiment ça qui nous sauvait tous, et qui nous faisait tenir le coup.

 

 

Et toi ? tu as deja travaillé dans un call-center ? et si non, que penses tu de ce métier là ? 

Semaine internationale contre le harcèlement de rue

Le 15 avril 2015, 18:46 dans Humeurs 2

Aujourd’hui je vais vous parler d’un sujet qui me touche particulièrement : le harcèlement de rue.

Longtemps on ne parlait pas de ce mal pourtant si fréquent malheureusement. J’ai habitée à Paris jusqu’à mes 22 ans, donc je peux vous dire que j’ai vu, entendu, et etais victime plusieurs fois de harcèlement de rue. Pendant longtemps on entendait que "c'est normal, les femmes le cherchent aussi à s'habiller avec des mini jupes, faut pas s'étonner ". Aujourd’hui je vois que les gens commencent à se mobiliser, et je dis MERCI et ENFIN.  Cette semaine plusieurs actions sont menées dans toute la France pour mobiliser les gens contre le harcèlement de rue, allez voir le site http://www.stopharcelementderue.org/.

Je pense qu’il faut vraiment qu’on en parle pour que la societé, le gouvernement se rendent compte de ce qui se passe et surtout pour que les mentalités changent ! Pour que les hommes qui nous font subir ça se rendent compte que c’est GRAVE !

Je pense qu’il n’y a pas un jour à Paris où je suis sortie dans la rue et que personne ne m’ai sifflé, interpellé. Et pourtant je ne suis absolument pas une bombe atomique sur qui tous les hommes se retournent, loin de là.

Mais il y a eu trois situations qui m’ont choquée, et que je veux partagez pour que cela change et que ça n’arrive plus :

 

- situation 1 :

C’était un dimanche matin, ma mère me demande d’aller promener le chien et d’acheter du pain. Je devais avoir 16/17 ans. J’enfile à la va vite un bas de survetement, un t-shirt et un gilet, c’était juste pour aller acheté du pain quoi. Je pars donc de chez moi et là un individu m’arrête dans la rue pour me demander un renseignement. Moi, polie et inocente, je dis oui. Il me demande donc effectivement où se trouvait la rue machin, je l’a connaissais alors je tente de lui expliquer comment faire pour s’y rendre. Quand j’ai finis, il me regarde et me dis “ j’ai envie de te lécher la *****”. Je suis restée stupéfaite, choquée, honteuse. Je n’ai rien su répondre. Je suis partie presque en courrant, j’ai acheté mon pain et je suis rentrée chez moi.

Je n’ai même pas osée le dire à mes parents, car j’avais limite honte. Alors que je n'aurai PAS dû avoir honte, c'est cet individu qui aurait dû avoir honte d'oser parler à une femme comme cela, et encore plus à une adolescente ! 

 

- Situation 2 :

Une fin d’après-midi dans le métro, après avoir passé la journée avec des copines, je prend le metro pour rentrer chez moi. Comme à chaque fois que je prend le métro j’écoute de la musique. J’étais assise et là un individu s’assoit à coté de moi. Il me colle, et cela me met mal à l’aise. Je vois qu’il essaye de me parler, mais je continue à écouter de la musique et je ne dis rien.

Et là, l’individu m’enleve mon écouteur de l’oreille et me dis “ ooh je te parle !! “. Je lui répond “ mais ça va pas ? “ “ je voudrais juste te parler, t’enerves pas ! “. Je me lève et avance vers le fond du wagon. Il me suit, se met devant moi, et à nouveau m’enlève mon écouteur de l’oreille. Je lui dis “ arrête ! je ne veux pas te parler, laisse moi tranquille”. Il me repond “ viens princesse, viens, on va s’assoir et on va parler de ce qu’il vient de se passer “, en me prenant le bras. Je dégage son bras, le métro s’arrête à une station, ce n’était pas la mienne, mais je suis quand meme descendue et il ne m’a pas suivit.

 

- Situation 3 :

Cette dernière situation s’est passé peu avant mon départ en Erasmus donc je devais avoir 21 ans à l’époque. Un matin en jour de semaine, je n’avais pas cours ce matin là, je sors dans la rue vers 9h30 pour promener mon chien. J’ai mes écouteurs dans les oreilles, et là je vois un individu d’une quarantaine d’année m'interpellait de loin. Je fais semblante de ne rien voir et je traverse la rue. L’individu me suit, m’attrape le bras très violemment et me dit “ hééé ! je t’appelle depuis tout à l’heure pourquoi tu répond pas ?!”. Il était vraiment très énervé, tout rouge de colère, et me tenait le bras avec tellement de force. Il ne me laissait pas parler, il ne faisait que dire “ je t’appelais pour te demander un renseignement, et toi tu fais la belle qui calcule pas ?! mais tu crois vraiment que t’es si bonne que ça pour pas répondre ? “ euuh est ce que c’était vraiment pour me demander un renseignement ? parce que même si c'était le cas, cela n’excuse en RIEN son comportement.  J'estime avoir le droit de parler à qui je veux dans la rue ! J’ai vraiment pris peur, je lui disait seulement de me lacher car il me faisait mal. Pleins de gens passait dans la rue, mais personne bien sur n’est intervenu. Il a finit par me lacher le bras, et pendant que je m’eloignais il me criait des insultes au loin dans la rue…

 

 

 

Voila mon témoignage. Desolé si j’ai pu en choquer certains, mais c’est la verité de ce qui s’est passé, et il faut en parler pour que cela s’arrête. 

Et vous, qu'en pensez-vous ? 

La photographie et moi

Le 14 avril 2015, 20:40 dans Humeurs 2

 

Depuis toute petite, j’ai toujours aimé les photos. Je me rappelle des heures passées à prendre tous les albums photos de la famille et à les regarder. Des photos de ma famille bien avant que je naisse, moi petite…

Quand mes parents avaient des invités à la maison, j’adorais aller chercher les albums photos et le leur montrer, ce qui exasperait ma mère car je le faisais à chaque fois (elle a meme à la longue finit par cacher les albums photos).

En grandissant, l’ère du numèrique est arrivée, et je me rappelle à quel point j’étais excitée du tout premier appareil numerique que j’ai eu. Whaa on pouvait voir sur le moment quand une photo etait flou ou raté et pouvoir en reprendre une autre sur le moment, et pas avoir la mauvaise surprise quand on allait les faire developper. C’était pour moi à l’époque magique !!!

Puis c’est moi qui est commencé a être la photographe de la famille, c’est à dire que c’est toujours moi qui prenait les photos aux anniversaires, Noel, vacances… Puis qui s’occupaient de faire des albums et de tout classer. J’adorais et j’adore toujours faire ça.

Pour autant je n’ai jamais voulu devenir photographe. Cela reste une passion, même si je voudrai bien prendre quelques cours de photographie quand j'aurai un peu plus de temps. J’adore les photos, ce sont vraiment des souvenirs des moments que l’on a vécu, gravés sur le papier et que l’on peux regarder autant de fois que l’on veux pendant des années et des années, quelque chose que l’on pourra transmettre, à mes futurs enfants par exemple.

 J’ai actuellement un appareil numérique classique, et pour les besoins que j’ai il me va très bien. Après plusieurs discussions avec un de mes cousins qui est photographe et quelques amis qui s’y connaissent aussi un peu, je ne vois aucune utilité pour moi d’acheter un reflex, car je ene saurai m’en servir. Je ene comprend pas ces gens qui en achetent mais qui ne savent pas s’en servir et qui donc l’utilisent en mode automatique. Pourquoi dépenser 700-800€ pour un appareil pour s’en servir en mode automatique ?

Le bon compris pour moi serait d’acheter un bridge, j’économise d’ailleurs pour cela.

Voici quelques photos que j'ai prise avec mon appareil que j'aime bien et que j'aimerai partagez avec vous :

 

 

Et vous ? aimez-vous prendre des photos ?  

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